

Deux ans seulement après votre arrivée en D1, vous accédez déjà à une finale. Comment expliquez-vous une progression si rapide ?
AG : “Cette progression s’explique avant tout par la stabilité du club. Entre notre première saison en D1, où nous jouions le maintien, et la seconde, nous avons effectué quelques ajustements stratégiques. Nous avions déjà une équipe intéressante, mais nous avons renforcé les postes où nous pouvions progresser. Cela a été rendu possible grâce à un recrutement intelligent, notamment avec l’arrivée de deux internationaux marocains, Youssef Jouad et Otmane Boumezou, ainsi que d’un joueur d’expérience, Germán Romero.
Même si Youssef a été blessé pendant toute la première partie de saison, dès son retour, il a énormément apporté. Otmane, quant à lui, a rejoint l’équipe après la Coupe du monde de futsal en octobre et a fait valoir sa vivacité et son expérience.
Enfin, nous avons pu compter sur nos cadres, qui sont restés fidèles au projet, et sur la qualité de notre staff, dirigé par Nicolas Karilaos. Ces éléments réunis expliquent cette progression rapide.”
En tant que fondateur et président du club depuis 2005, que représente cet accomplissement pour vous personnellement ?
AG : “J’ai co-fondé le club avec des amis de lycée en 2005, et nous fêterons nos 20 ans lors de la saison 2025-2026. Cette finale est la cerise sur le gâteau pour célébrer ces deux décennies d’existence.
C’est un immense accomplissement, à la fois personnel et collectif, qui récompense le travail de tous les dirigeants et bénévoles du club. Même si nous ne remportons pas cette finale, cela reste un exploit incroyable pour un club comme le nôtre, aux moyens limités, basé sur de petites communes. Nous allons défier des grandes villes comme Paris, Laval ou Nantes, et représenter fièrement le Val de Saône lors de cette finale de championnat de France.”
AG : “Nous avons déjà disputé une finale en 2018, celle de la Coupe nationale de futsal. À l’époque, nous étions une équipe régionale et nous avions affronté le Kremlin-Bicêtre, alors champion de France et tenant du titre. Même si nous avons perdu en prolongation, c’était une expérience inoubliable et un grand moment dans l’histoire du club.
Bien sûr, une finale se joue pour être gagnée, car cela marque une ligne importante dans le palmarès. Cependant, il faut aussi reconnaître qu’une finale est un moment unique, où tout peut arriver. Même en cas de défaite, cela reste une étape marquante et une source de précieux enseignements pour l’avenir. Nous gardons d’ailleurs d’excellents souvenirs de 2018, malgré la défaite.”


AG : “Nous tenons à remercier chaleureusement nos supporters, qui remplissent régulièrement notre gymnase à Neuville-sur-Saône, ainsi que nos partenaires, qu’ils soient privés, mécènes ou issus des collectivités locales. La Métropole de Lyon, les communes de Neuville-sur-Saône et de Saint-Germain-au-Mont-d’Or jouent un rôle crucial dans notre réussite, malgré leurs moyens limités.
Un merci tout particulier à ceux qui feront le déplacement à Nantes ce samedi. Leur soutien est d’autant plus remarquable qu’il implique un départ à 4 heures du matin et 10 heures de trajet en bus. Leur engagement est une véritable source de motivation pour nous. Nous sommes fiers de leur présence et impatients de les voir nous encourager lors de cette finale.”
AG : “Le futsal est en pleine croissance, avec environ 50 000 licenciés à la FFF, et les chiffres augmentent chaque année. Notre salle actuelle à Neuville-sur-Saône, Rosa Parks, est emblématique, mais elle commence à devenir insuffisante pour nos ambitions.
Depuis notre arrivée en D1, nous avons formulé des demandes pour jouer dans des infrastructures plus adaptées, d’une capacité d’au moins 2 000 places, comme le préconise la Fédération. Nous avons sollicité la Métropole de Lyon, Villefranche et Villeurbanne, mais nous avons rencontré de nombreux refus.
Il est vrai que la Métropole de Lyon manque de salles disponibles, et celles existantes sont souvent utilisées par des clubs de haut niveau dans d’autres disciplines, comme le basket ou le handball. Nous espérons que notre parcours en championnat nous permettra, à terme, d’obtenir une salle à la hauteur de nos ambitions.”
